Stéphane Parys s'expose à Lunel et apporte sa vision d'un nouvelle art urbain....
- lormagazine
- 30 juin
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Il donne des couleurs à la mémoire du territoire, à sa culture, à son patrimoine, aux émotions qu’il suscite. Ses tableaux ne décrivent pas un territoire, Ils en révèlent l’âme.Des couleurs éclatantes, des silhouettes reconnaissables, des détails fondus, parfois cachés ou entremêlés, un symbole, une action, un éclat, une allégorie … et l’on plonge dans son univers.
Voilà plus de trente ans que Stéphane Parys construit cette mémoire sensible et élégante vivante et contemporaine du Sud. Ce qui l’intéresse, ce qui le captive n’est pas la reproduction à l’identique mais ce qui reste lorsqu’on cesse de regarder. Car Stéphane PARYS ne peint rien de précis, Il imagine ce qui demeure lorsque l’on ferme les yeux après avoir quitté un lieu, un fête, un moment suspendu. Cette émotion devient sa matière première.
C’est sans doute ce qui rend son travail immédiatement reconnaissable.
Depuis toujours, ses sources d’inspirations sont les rues d’Aigues-Mortes ou les quais du Grau-du-Roi, les marais et étangs de Camargue, les places de villages, de l’hérault, du Gard ou des Alpilles, une ruelle d’Arles ou une place de Lunel, de Montpellier ou de Nîmes, dans un callejon aux Saintes Marie de la Mer ou sur une plage oubliée, là où vivent encore les traditions, où les paysages racontent une histoire et où chaque pierre semble porter la mémoire de ceux qui l’ont précédée, là ou les hommes et les femmes sont encore debout.
Chevaux taureaux, gardians, calejons, Arlésiennes, flamants roses, salins, remparts, arènes, roseaux deviennent les mots d’un même langage pictural. Sous son pinceau, ils gagnent en puissance et deviennent symboles. La couleur est omniprésente, elle n’habille pas le sujet, elle raconte son énergie. Les bleus respirent. Les rouges vibrent. Les jaunes rayonnent. Les noirs rendent tout en noblesse, Les blancs offrent une respiration nécessaire. Cette palette, devenue sa signature, dialogue avec une matière généreuse où se rencontrent acrylique, huile, encres, pigments et fusain. Chaque technique apporte sa profondeur, son rythme. Le geste précis côtoie l’envolée instinctive, c’est sa marque. À la frontière de la peinture contemporaine, de l’affiche artistique et de l’art décoratif, Stéphane PARYS développe une écriture personnelle qui échappe aux modes. Une peinture populaire dans le sens le plus noble du terme : une peinture qui parle à tous sans jamais renoncer à son exigence.
C’est cette singularité qui, au fil des années, a conduit de nombreuses collectivités, institutions, entreprise, particuliers et organisateurs d’événements à lui confier leur image.
Ses œuvres sont devenues des affiches officielles de fêtes votives, de férias, de Romerias, de spectacles, des identités visuelles, des campagnes de communication, des couvertures de magazines, des reportages, des expositions. Son travail a voyagé de Paris à Séville, de Lyon au Pays Basque, des Landes à l’Espagne
Pourquoi enfermer l’art entre quatre murs si prestigieux qu’ils puissent être lorsque les villes elles-mêmes peuvent devenir des galeries ? Pourquoi attendre que le public pousse la porte d’un musée quand les œuvres peuvent venir à sa rencontre ?
Stéphane PARYS ne revendique pas un territoire comme un décor. Il le considère comme une responsabilité, comme l’affirmation de lui-même. Contribuer à raconter son histoire, à transmettre ce que les générations précédentes ont construit, à donner envie aux suivantes de s’y attacher. Cette conviction l’a conduit à imaginer une démarche artistique originale qui dépasse aujourd’hui largement le cadre traditionnel de l’exposition.
Depuis plusieurs années, Stéphane PARYS développe un concept inédit de valorisation des patrimoines où chaque création est pensé pour dialoguer avec le lieu qui l’accueille. La ville devient un parcours, Les façades un écrin. Le patrimoine devient le premier partenaire de l’œuvre. Le promeneur devient visiteur sans même s’en apperçevoir. Cette rencontre transforme profondément notre rapport à l’art. Elle transforme aussi notre regard sur les villes. Une rue que l’on empruntait chaque matin devient soudain un lieu de contemplation. Une façade oubliée retrouve sa noblesse. Une place redevient un espace de rencontre. L’œuvre ne se contente plus d’être regardée. Elle agit. Elle révèle. Elle rassemble.
L’expérience menée l’an passé dans une commune voisine en offre une démonstration exemplaire, qui participe encore à son rayonnement. L’exposition monumentale imaginée pour la ville ne s’est pas arrêtée avec le décrochage des œuvres. Son identité graphique continue aujourd’hui d’accompagner la communication institutionnelle, la signalétique et certains aménagements urbains. L’art est devenu un véritable outil de valorisation territoriale, un langage partagé entre une ville et ses habitants.
Ici à Lunel, cette démarche trouve naturellement une résonance particulière où chaque œuvre dialogue avec son environnement. Son patrimoine n’est pas seulement constitué de pierres, de monuments ou de paysages, il est fait de regards, de souvenirs, d’émotions, de transmission, de mémoire collective, des images qui doivent rayonner au-delà de ses frontières.
Cette exposition n’est pas une parenthèse culturelle, c’est une invitation à ralentir. à retrouver la poésie d’un détail architectural, la beauté d’une lumière, la force d’une tradition ou l’émotion d’un paysage que l’habitude finit parfois par rendre invisible.
Attirer les visiteurs depuis la gare, les inviter à lever les yeux comme les y invite son flamant rose fétiche, à découvrir un parcours artistique urbain directement inspiré de la culture et du patrimoine lunellois. Du Victor Hugo à Lafayette, de Jean Jacques Rousseau à la Libération, des Caladons aux Martyrs de la Résistance, des halles à Gabriel Péri pour arriver aux magistrales arènes San Juan….
C’est une invitation à vivre la ville autrement. Et cela, l’artiste « adooore » !


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